Mintos ne prête pas elle-même : elle permet d'acheter des Notes, des instruments financiers adossés à des prêts accordés par des sociétés de crédit partenaires, les originateurs. Il s'agit surtout de crédits à la consommation, de prêts aux PME, de crédits automobiles ou de prêts hypothécaires, dans une trentaine de pays en Europe, en Asie, en Amérique latine et en Afrique. Le taux perçu est fixé par l'originateur, en général entre 10 et 14 % par an.
L'investissement peut être manuel ou automatique. Les stratégies Core et Custom répartissent le capital sur des milliers de Notes selon les critères choisis, réinvestissent les remboursements et limitent l'exposition à chaque originateur. Le ticket minimum est de 50 € pour les portefeuilles automatiques.
La plupart des originateurs prennent un engagement de rachat : si un emprunteur a plus de 60 jours de retard, l'originateur rachète le prêt avec les intérêts courus. Ce mécanisme protège contre le défaut d'un emprunteur, pas contre la faillite de l'originateur. En 2022, les originateurs russes et ukrainiens ont suspendu leurs paiements ; d'autres faillites avaient eu lieu auparavant. Les montants concernés font l'objet de procédures de recouvrement longues, dont Mintos publie l'avancement.
Mintos propose aussi des obligations, des ETF, de l'immobilier fractionné et un compte d'attente rémunéré. Depuis sa licence MiFID II de 2021, les actifs des clients sont conservés séparément et couverts par le mécanisme letton d'indemnisation jusqu'à 20 000 € si Mintos ne peut restituer les instruments. Pour comparer avec d'autres plateformes de prêt, voir crowdlending à la consommation et plateformes avec garantie de rachat.